Zoya (Danielle Steel)

Étant donné que je me traîne un peu dans ma (re)lecture de La couleur des sentiments (je lis très peu en ce moment) j’ai décidé, pour tenir le blog à jour, de vous mettre la chronique d’un de mes romans préférés : Zoya, écrit par Danielle Steel.

Autant vous le dire tout de suite : je ne suis absolument pas fan des romans de Danielle Steel. Celui dont je vais parler est un peu l’exception qui confirme la règle pour moi, car il un quelque chose en plus que ceux que j’avais déjà tenté de lire (sans succès).
Il m’a été recommandé par une amie il y a quelques années, quand j’ai voulu en savoir plus sur la dynastie impériale de Russie et surtout les fameux oeufs de Fabergé. C’était au départ un moyen de me documenter à moindre coût, mais l’histoire m’a tellement plu que je n’ai plus lâché le livre.

zoya

De Saint-Pétersbourg à New-York en passant par Paris, de la perte de ses parents à celle de ses deux maris, de la Révolution à la Seconde guerre mondiale, Zoya va tout vivre, tout connaître. Le chagrin, bien sûr, mais aussi l’amour, les enfants, la scène, la haute société, la pauvreté, l’indépendance, les amis, les amants…  Zoya, on la découvre à l’âge de 17 ans et on la suit à travers toutes les époques de sa vie, jusqu’à la fin. On vit avec elle la famine de la Première guerre mondiale, les ravages de la Révolution en Russie, le crash Boursier de 1929 et la crise qui sévit à New-York, la vie de « girl » dans les music-hall, et bien d’autres choses. Le tout au cœur d’histoires d’amour bien entendu.

« Ma vie ne sera jamais comme la vôtre, grand-maman, plus jamais. Ce n’est pas quelque chose que nous pouvons changer, vous et moi, nous devons simplement nous en accommoder. Il n’y a pas moyen de faire autrement. Tout comme oncle Nicolas et tant Alix… Ils doivent faire ce à quoi ils sont obligés. C’est ce que je fais maintenant… « 

Ce que j’aime le plus dans ce livre, ce n’est tant l’histoire que le personnage de Zoya. J’aime sa maturité, son humilité, son courage, sa force, la volonté avec laquelle elle fait face au pire. Elle n’a que dix-sept ans au début de l’histoire mais grandit très vite -trop vite- et apprend à faire face à la vie d’adulte d’une manière incroyable! Zoya est vaillante, douce, gentille, discrète, mais a également un caractère bien trempé et peut se montrer têtue. J’aime aussi son humour et sa façon de voir les choses.
J’ai aussi bien aimé sa grand-mère, Evgenia, pour son sang-froid et sa ténacité devant l’impensable, son acharnement à tout faire pour que Zoya soit bien.

« Vous m’avez sauvé la vie. Vous m’avez sortie de Saint-Pétersbourg… et de Russie. Sans vous, on m’aurait tuée quand on a incendié la maison, ou peut-être pire encore… « 

Au début, j’ai bien aimé Clayton, son côté « homme d’honneur » m’avait séduite, mais après le mariage, qu’est-ce qu’il a pu m’énerver! C’était peut-être « comme ça » à l’époque, mais je n’ai pas apprécié son côté « paternel » car il traite vraiment Zoya comme une enfant et non comme sa femme. « Es-tu heureuse mon petit? » « Toi aussi petite Zoya » et c’est « mon petit » par-ci, « mon petit » par là, sauf quand ils font l’amour, là soudainement, monsieur décide que Zoya est une femme!
J’ai préféré son second mari, Simon, qui a un chouette humour et traite Zoya en égale (en même temps, ils ont le même âge, ou presque, c’est donc un peu plus logique).
Quant aux enfants de Zoya, j’apprécie beaucoup Nicolas qui a hérité du si bon caractère de sa maman, quand à Sacha… il faut s’y faire quoi! C’est une gamine pourrie gâtée, à qui son père a toujours tout cédé, elle est capricieuse et exigeante, l’image pile de ce dont j’ai horreur.
Enfin, la famille impériale est bien décrite dans ce livre, les personnages correspondent bien à l’idée que je m’en était faite en lisant la documentation que j’avais trouvée sur eux.

Ce que je déplore un peu, c’est que la plume de Danielle Steel ne soit pas des meilleures. Il y a beaucoup de bla-bla inutile, de longueurs, de répétitions… Au sujet d’Antoine par exemple, elle dit « Il n’était pas beau, mais il était cultivé » et ça revient au moins trois fois dans le chapitre. On va finir par le savoir! C’est si important qu’il ne soit pas beau ? Ou a un autre moment, c’est : « Pour elle, Zoya n’avait emporté qu’une caisse de livre, non pas qu’elle eut envie de lire quoi que ce soit, de toutes façons elle n’en aurait pas le temps » et elle laisse cette phrase en suspend, ne disant pas pourquoi, finalement, Zoya a emporté cette caisse si c’est pour ne pas lire. On en parlera plus de tout le bouquin.

En conclusion, ce livre fait partie de mes préférés surtout pour son personnage principal, Zoya, et pour l’histoire, mais ce n’est pas pour ça que je vais devenir fan de Danielle Steel ;).

Et vous, vous l’avez lu ? Quelles sont vos impressions ?

Enregistrer

Publicités

A propos Malya

31 ans, sourde, passionnée de lecture, d'écriture. Adore le tricot. Fan d'Harry Potter.
Cet article, publié dans 2. Lectures, Romans, est tagué , , , , , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s